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Coutelier Catalan Et Présent Sur La Région Durant L’été, Christian Ibergay A Créé « L’Ambertois » - Grandrif (63600) - La Montagne

Grandrif

"Ambertois de A à Z. Ou plus précisément de Grandrif. C'est dans ce petit village sur les hauteurs de la capitale de la fourme, que Christian Ibergay a imaginé, conçu et produit les premiers modèles d'un couteau dont l'appellation est désormais déposée à l'INPI (Institut national de la Propriété Industrielle). Cela permet à Christian Ibergay d'imposer une condition pour quiconque voudrait produire « l'Ambertois » : que le modèle soit fabriqué dans un rayon de 15 kilomètres autour d'Ambert. Imaginer ce couteau, qu'il dénit comme « robuste au caractère forgé, comme les Ambertoises et Ambertois », fut l'occasion pour le Perpignanais d'occuper ses vacances, loin de son atelier de Catalogne.

Déposée à l'Institut national de la Propriété Industrielle
Créer et assembler un tel objet requiert de la rigueur dans le choix du bois. Christian Ibergay en utilise de plusieurs essences et privilégie le local, car il ne « souhaite pas participer à la déforestation ». Outre celui de Grandrif, il lui arrive d'en rapporter de Catalogne, mais souhaite à terme n'utiliser que des arbres coupés à proximité. Bien évidemment, il ne se sert d'aucun bois exotique. Aulne, frêne, hêtre, bouleau, noisetier, aubépine, robinier une multitude d'essences locales pour autant de couleurs et ainsi, un large choix. Les étapes de fabrication Ce couteau régional, Christian souhaite en faire la fierté des Ambertois, alors que « le couteau catalan ne se vend pas beaucoup par ici ». Cette tentative, audacieuse dans une région où Thiers domine la production, semble fructueuse, son couteau recevant déjà l'intérêt des locaux. Tout d'abord, la fabrication du couteau débute avec le choix du bois. Une fois les essences déterminées, elles sont choisies pour leur couleur, leur robustesse et leur résistance aux altérations dans le temps. Christian débite le bois coupé, il en fait ensuite de petites planches, étuvées et séchées durant deux mois. Une fois ce travail terminé, il leur donne la forme souhaitée pour le manche du couteau. Viens ensuite le travail du métal. Découpé lui aussi pour former, d'une part le ressort et la partie interne, et d'autre part la lame. Le tout est ensuite traité, pour que le bois résiste plus longtemps, et que la lame ait un aspect mat. Celle-ci est ensuite aiguisée. Enn, le couteau est envoyé à la gravure, processus qu'il ne peut, pour l'instant, réaliser lui-même.
Certaines étapes nécessitent beaucoup de minutie et des outils particuliers. Ces derniers, Christian les conçoit lui-même, à partir de pièces détachées. Cela lui permet des économies considérables par rapport aux outils utilisés dans l'industrie.

Le couteau, un objet qui s'exporte bien
Le couteau artisanal se vend plutôt bien. Christian Ibergay détaille ainsi que le couteau attire énormément de collectionneurs. Ceux-ci aiment acquérir un couteau spécique par région, un phénomène que le coutelier a observé en Catalogne. Ses productions s'exportent ainsi aux quatre coins de la planète. « J'ai deux couteaux qui sont partis à New York, j'ai aussi eu des acheteurs Albanais, des Russes, beaucoup de Français expatriés également ». Un marché que le Perpignanais souhaite atteindre avec son nouveau projet.
Pour le futur, Christian s'attelle désormais au design d'un présentoir, continuité du parcours dans lequel il s'est engagé, avec l'ambition de contribuer à la renommée d'Ambert.
Pour assurer un bon tranchant et un aûtage rapide, Christian a pris le parti de l'acier carbone. Un métal qui, avec un bon entretien, ne rouille pas.

Atelier
Coutelier depuis 2002 après avoir travaillé en tant qu'éléctro-mécanicien, Christian Ibergay vient depuis plus de 20 ans à Grandrif pendant ses congés. Dans une maison familiale, il a installé son atelier et conçu son nouveau couteau. Après deux ans de réexion, son outil régional est disponible depuis juillet. Pour le faire connaître et le proposer au public, il arpente marchés et foires. Ici, il pose èrement avec l'un de ses couteaux ; il en fabrique entre deux et trois quotidiennement. Un travail nécessitant autant patience que minutie et passion.

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